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Home Telecom « L’ouverture et le partage des données publiques est un moyen de rendre l’Etat plus efficace, plus simple, et plus proche des citoyens. »

« L’ouverture et le partage des données publiques est un moyen de rendre l’Etat plus efficace, plus simple, et plus proche des citoyens. »

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Entretien avec Henri Verdier, directeur d’Etalab

Que représente Etalab aujourd’hui ?

Etalab est la mission en charge de l’ouverture des données publiques, à l’intérieur du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP). Elle travaille avec la direction des systèmes d’information de l’Etat (Disic) et avec la direction de la modernisation de l’action publique (Dimap), mais aussi avec des responsables « open data » dans chaque ministère, avec les collectivités locales et avec l’écosystème de l’open data : associations, chercheurs, entreprises et entrepreneurs…

Etalab est en particulier en charge de la plateforme www.data.gouv.fr, qui propose plus de 350.000 jeux de données de toutes natures, et qui continue de s’enrichir chaque semaine de jeux de données de plus en plus stratégiques.

 Quelle est sa mission telle que redéfinie par la feuille de route du gouvernement le 28 février dernier ?

C’est une feuille de route très dense, que je vous recommande de lire intégralement : http://www.modernisation.gouv.fr/index.php?id=1394.

On pourrait la synthétiser en disant qu’elle va essayer de travailler l’ouverture des données publiques dans trois directions :

-        Donner plus de sens à l’ouverture des données publiques, en recherchant des jeux de données à fort potentiel (pour les citoyens, pour l’économie ou pour l’efficacité de l’action publique), ou encore en travaillant un site data.gouv.fr qui soit une maison commune des données publiques, ouverte aux réutilisateurs mais aussi aux particuliers.

-        Travailler en écosystèmeen créant de nouvelles collaborations avec les collectivités locales, avec la recherche et les entreprises ou encore avec nos partenaires internationaux ;

-        Construire un open data « par défaut », en attaquant la question au niveau de la conception des systèmes d’information de l’Etat, afin qu’aucune difficulté technique ne puisse ralentir ce mouvement.

Jean-Marc Ayrault, lors du séminaire gouvernemental, a déclaré dans sa quinzième mesure vouloir faire de de l’ouverture des données publiques le levier de la modernisation de l’action publique. Fleur Pellerin vient de réaffirmer sa volonté d’ouvrir l’accès aux données publiques. Quels seront vos chantiers prioritaires?

Et j’ajouterais Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, ainsi que de nombreux membres du gouvernement, qui partagent la conviction que l’ouverture des données publiques est à la fois une liberté publique fondamentale, qui permet de renouer des relations de confiance et de respect avec les citoyens, et une stratégie d’innovation après la révolution numérique.

Outre les priorités stratégiques prévues par la feuille de route, nous allons travailler prioritairement, comme décidé par le Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique du 18 décembre dernier, en ouvrant de larges débats sur les données à ouvrir en priorité concernant six grandes politiques publiques : la santé, le logement, l’éducation (incluant l’enseignement supérieur), le transport, l’environnement et l’intelligibilité de la dépense publique et des prestations sociales.

Vous n’avez pas reçu de dotation supplémentaire. On pouvait s’y attendre…

Nous n’avons pas besoin, à ce stade, de dotation supplémentaire. L’intégration d’Etalab dans le SGMAP lui donne une plus grande capacité d’action et une plus grande force de persuasion.

Mais surtout, l’ouverture des données publiques n’est pas une politique coûteuse, et elle constitue même une source de meilleure gestion publique si elle est intégrée par défaut dans la conception des systèmes d’information, dans les règles de « gouvernance de la données » et dans la conception des politiques publiques…

Quel peut-être l’impact sur l’économie et la croissance de l’open data ?

Nous attendons tous beaucoup de l’ouverture des données publiques.

Il y a d’abord, ce à quoi tout le monde pense, le potentiel d’innovation que démontrent les réutilisateurs, que ce soient les start-ups ou les entreprises qui inventent de nouveaux services, et que nous mettons en avant par exemple à travers les concours « Dataconnexions ». Il y a aussi les entreprises dont les métiers sont facilités, ou confortés, par la facilité d’utilisation de ces données publiques. Que deviendraient par exemple les cabinets d’avocats s’ils perdaient brutalement le bénéfice du grand service public de l’accès au droit qu’est Légifrance ?

Mais il y a d’autres impacts économiques. L’ouverture et le partage des données publiques est un moyen de rendre l’Etat plus efficace, plus simple, et plus proche des citoyens avec qui il peut nouer de nouvelles formes de coopération. Une telle évolution de l’Etat est une ressource pour l’économie. La prochaine mise en ligne de la liste des attributaires des marchés publics, par exemple, est une demande récurrente des entreprises qui répondent aux appels d’offres de l’Etat.

Enfin, je voudrais insister sur l’incroyable potentiel que présente l’ouverture des données publiques pour mieux gérer les grands systèmes qui sont aujourd’hui pilotés sans vision d’ensemble adéquate. Pensons par exemple aux grands réseaux de transport, et aux gains d’efficacité qui pourraient être réalisés en croisant toutes les données disponibles mais aujourd’hui dispersées dans de nombreux systèmes propriétaires.

On attend justement l’arrivée de dataconnexion très prochainement. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette communauté ?

Dataconnexions est l’un des programmes mis en œuvre par Etalab pour mieux travailler avec les réutilisateurs. La prochaine édition aura lieu en juin prochain. Ce concours nous permet non seulement de détecter et de faire connaître de grands talents, mais il nous permet aussi de mettre en contact l’administration, les partenaires de ce programme, les créateurs de services innovants, les membres très variés de notre jury (chercheurs, entreprises, capitaux-risqueurs…), suscitant à chaque édition de nombreuses rencontres imprévues et fécondes…

Propos recueillis par Joseph d’Arrast

Mise à jour le Jeudi, 21 Mars 2013 15:48  

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