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Home Actualités du secteur Mars 2010 Référencement, présentation, mises à jour: les failles de l'administration en ligne

Référencement, présentation, mises à jour: les failles de l'administration en ligne

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Trois questions à Philippe Lemoine, PDG de LaSer, membre du groupe de travail «experts numériques ».

Vous semblez confiant quant à l’avenir de vos propositions. Pour quelles raisons ?

Notre rapport s’appuie sur un travail rigoureux (1) réalisé par la DGME Direction générale de la modernisation de l'Etat). Il cerne les quatre publics cibles (citoyens, associations, entreprises, collectivités) et fait le bilan de leurs attentes et de l’usage des procédures et formalités qui leur sont proposées.

Nos recommandations sont claires, elles échappent aux a priori habituels du secteur : création de guichets uniques ou encore mise en place d’un identifiant unique pour chaque citoyen…de fausses bonnes idées difficiles à mettre en place et objets de querelles interminables.
Après de nombreuses séances consacrées à la navigation sur les sites de l’administration, nous avons contourné ces pièges et débouché sur des idées concrètes. A mon sens, ce rapport remis à Eric Woerth et Nathalie Kosciusko-Morizet ne sera pas abandonné sur une étagère.

Quelles sont les failles actuelles de l’administration en ligne ?

Nous avons repéré de gros problèmes de référencement. Prenons l’exemple d’une recherche à partir des termes « auto-entrepreneur ».  Elle a beaucoup plus de chances de déboucher sur des sites commerciaux. En outre, ces derniers se donnent souvent l’allure d’un site officiel. Il y a donc aussi un problème d’hétérogénéité de la présentation. L’usager ne se repère pas facilement.  Enfin, la mise à jour laisse à désirer, les rôles des différents acteurs n’étant pas clairement définis. Comment comprendre les formalités à remplir pour se marier lorsque des versions différentes s’affichent sur plusieurs sites ? Service-public.fr, ministère de la justice, mairie de Paris…
Autre limite du système actuel : les services en ligne s’adressent davantage aux citoyens qu’aux entreprises. Pourtant, le monde professionnel est très demandeur et l’application des services numériques pose moins de problèmes juridiques dans le champ de l’entreprise que dans la sphère privée. La création d’un guichet unique à l’usage des professionnels peut donc fournir l’occasion de réaliser un test grandeur nature de chaînage plus serré des différents sites administratifs.

Faut-il vraiment diviser le nombre de sites par dix ?

A partir de l’expérience de la SNCF, très bon utilisateur de l’Internet qui a eu une politique volontariste de réduction du nombre de ses sites, nous sommes arrivés à une conclusion simple : nous devons diviser le nombre de site de l’Etat par 10 et gagner ainsi en visibilité et en efficacité. Quand vous regardez les résultats des sondages, il n’y a pas, en réalité, plus d’une quarantaine de thématiques auxquelles se réfèrent les quatre grandes familles d’utilisateurs des 400 sites de l’Etat. 


Propos recueillis par Armel Forest

(1) Etude Ipsos-DGME, décembre 2009

Mise à jour le Mercredi, 10 Mars 2010 11:48  

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